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vendredi 15 mai 2020

▪ Bilan Lecture Avril 2020 (partie 2) ▪ 7 Romans & Nouvelles


 
 
Bonjour bonjour, on se retrouve, un peu tardivement je l'avoue, pour la deuxième partie de mon bilan lecture du mois d'avril. La semaine dernière je vous ai déjà présenté 3 BD, mais comme vous allez le constater, ce sont surtout des romans qui m'ont animés le mois dernier. Il y en a sept, dans des genres littéraires vraiment très variés donc j'espère que certains titres vous donneront envie. Et comme d'habitude, n'hésitez pas à donner votre avis en commentaire ! Au programme du jour : de la résilience, de la philosophie, du love, quelques frayeurs mais aussi une touche de virus… Go, on embarque pour mes lectures d'avril.

 ♦ 1 V.O 
 
"Everything to live for" (2017)

"Everything to live for" de Turia Pitt
Voilà une lecture que j’ai clairement laissée traîner sur plusieurs mois. Le fait qu’il s’agisse d’un ebook et qu’il soit en anglais n'y est, il me semble, pas pour rien…Il s’agit du témoignage autobiographique de Turia Pitt, une jeune australienne qui s’est retrouvée attaquée par les flammes lors d’une compétition sportive. Il raconte notamment les circonstances de ce tragique accident mais également le parcours laborieux de reconstruction physique et psychologique qu’il a ensuite fallut à la jeune femme et ses proches pour le surmonter. Aujourd’hui, Turia Pitt est une femme inspirante qui partage son histoire sur les réseaux sociaux, dans des livres, mais aussi lors de conférences partout dans le monde. Malheureusement, à ma connaissance, ce livre n’a pas encore été traduit en français. Il s’agit d’une lecture en demie teinte me concernant. J’ai beaucoup apprécié toute la partie où l’histoire de Turia est racontée (il s’agit en réalité d’un roman autobiographique mais écrit à quatre mains, par la concernée et par une personne extérieure). A travers ces pages, on apprend comment elle a fait pour surmonter cette épreuve, alors que près de 65% de sa peau a été anéantie par le feu et qu’elle a frôlé la mort. Ce récit est donc forcément prenant et inspirant par sa dimension résiliente. En revanche, il est entrecoupé de chapitres entiers sur des données factuelles liées à l’organisme qui avait organisé cet évènement sportif qui a tourné au drame. Le livre est donc aussi une attaque envers les personnes responsables et déroule toutes les étapes et informations qui ont alimenté le procès médiatique intenté contre RacingThePlanet. Cette partie là occupe plus d’un tiers de l’ouvrage et m’a clairement moins passionné, j’ai même lu certains passages en diagonale… Au final je conseille donc plutôt de découvrir l’histoire de Turia à travers ses conférences qu’avec « Everything to live for ».


2 CLASSIQUES
 

"Huit-Clos" (1975)

« Huit clos » de Jean-Paul Sartre
Plongée maintenant dans les années lycées et le programme de philo. Au mois d’avril, Arte et Le Mock ont proposé un bookclub tous les dimanche soir, en live. J’ai donc participé à la première édition, qui tournait autour de la lecture de cet ouvrage. Il s’agissait en réalité pour moi d’une relecture, puisque je l’avais lu en terminale. C’est un classique, une pièce de théâtre d’une centaine de pages qui est ponctuée de réflexions philosophiques. Nous suivons l’histoire de trois personnages qui se retrouvent enfermés dans une même pièce après leur mort. Alors qu’ils se demandent pourquoi ils ont été réunis, le huit clos se fait de plus en plus oppressant et entame le début d’un Enfer qui n’a pas vraiment la forme à laquelle on se réfère habituellement. J’ai beaucoup aimé redécouvrir cet ouvrage et je vous le conseille vraiment si vous avez envie de vous initier un peu à Sartre ou la philosophie en passant par un ouvrage accessible. Voici également le lien du bookclub dans lequel l'œuvre est décortiquée : www.youtube.com/watch?v=KdtSvFSsHU4 .


"Le Chat Noir" (1843)
« Le Chat Noir » d’Edgar Allan Poe
Second classique dans ma liste d’avril, il s’agit cette fois d’une lecture effectuée en format audio. Ce n’est pas dans mes habitudes mais j’avais envie d’essayer. J’avoue que niveau concentration ce n’est pas ce que je préfère, car mon cerveau a tendance à vite bifurquer ailleurs en se laissant bercer par la voix. Mais là il s’agit d’une nouvelle d’une trentaine de minutes, qui peut facilement s'écouter en intégralité en une seule fois. Voici le lien de la vidéo pour ceux que ça intéresserait : www.youtube.com/watch?v=T7_9Fo5fhKY. « Le Chat Noir » est donc une nouvelle fantastique, qui date de 1843, dont le récit tourne essentiellement autour de la longue décente dans la folie du narrateur. Il s’agit d’un homme qui sombre dans l’alcoolisme et la violence, qu’il tourne vers sa femme, puis vers son chat Pluton. Quand il commence à s’en prendre physiquement à cet animal de compagnie, qu’il adorait jadis, il bascule véritablement dans une obsession et une perte de contrôle sans retour en arrière possible. Edgar Allan Poe nous délivre ici une histoire efficace et sombre qui m’a clairement donné envie d’en lire d’autres.
 
2 ROMANCES 

"Une dernière danse" (2018)


« Une dernière danse » d’Angie Deryckere
Ce roman est, sans aucun doute, celui que j’ai le moins apprécié dans cette sélection. J’ai eu accès gratuitement à cet ebook par le biais d’une box de lecture spécialement proposée pendant ce confinement. Il y avait un peu tous les genres littéraires, l'occasion donc de sortir de sa zone de confort livresque et de faire des découvertes. Malheureusement celle-ci n'en n'a pas vraiment été une bonne. Cette romance coche tous les clichés avec lesquels j’ai du mal et qui m’ennuient très rapidement, tant l’histoire est convenue et sans aucun suspense. « Une dernière danse » tourne autour du personnage de Teresa Mendez, une jeune femme qui a perdu toute sa famille dans un accident, et le prince McGraw, qui cherche une nouvelle gouvernante pour sa fille, avec qui il a des difficultés relationnelles. Evidemment, c’est notre héroïne qui va prétendre à ce poste et s’acquitter de la tâche particulièrement ardue d’essayer de réconcilier le père et sa fille. Tout va cependant se compliquer quand les sentiments vont se mêler à ce qui n’était initialement qu’un travail. Franchement ça s’annonçait comme les comédies sentimentales Netflix qu’on regarde à Noël. Mais ce qui aurait pu être une lecture sans prise de tête s’est avérée particulièrement agaçante à mes yeux, tant je n’ai pas réussi à m’attacher au personnage principal. Teresa passe tellement son temps à pleurer, que ce soit de tristesse ou de joie, que ça en perd toute crédibilité. Sincèrement je n’exagère pas, le champ lexical des larmes est présent à pratiquement chaque chapitre ! J’ai également trouvé que le retournement de situation dans  le positionnement et le caractère des personnages était beaucoup trop rapide, entachant encore une fois la crédibilité de l’histoire. Bref, ce roman n’a pas trouvé son public avec moi.




« Notre année trouble » de Sarina Bowen
Deuxième romance, qui tend à prouver que je ne cherche pas particulièrement à m’acharner contre ce genre littéraire puisque c’est plutôt une bonne surprise ! C’était également un ebook gratuit et, pour le coup, j’ai plutôt passé un bon moment en compagnie des personnages de cette histoire, qui se lit rapidement. Ce que j’ai trouvé le plus intéressant c’est que, pour une fois, le thème du handicap physique est abordé et concerne directement les deux héros. En effet, Corey Callahan se retrouve en fauteuil roulant après un accident grave de hockey. Alors qu’elle intègre l’université de Harkness, ce qui lui permet de retrouver une certaine autonomie loin de la surprotection de ses parents, elle se retrouve voisine d’Adam Hartley. Le jeune homme, également très sportif, commence l’année en béquilles et privé de sa passion suite à deux blessures à la jambe. N’ayant pas forcément accès aux activités classiques des autres étudiants et ayant retiré une certaine maturité de ces épreuves, les deux étudiants lient rapidement une forte amitié et se serrent les coudes dans leurs difficultés respectives. Bon, rien de très surprenant mais vous vous doutez bien que cette relation entre les deux va évoluer et apporter son lot de complications ! « Notre année trouble » n’est pas la romance la plus révolutionnaire et surprenante de l’année mais c’est plutôt bien écrit et sympa à lire.
 
♦ 1 THRILLER

« Pandemia » de Franck Thilliez 
« Le gouvernement sait très bien que la communication est à double tranchant. Si les gens prennent peur, c’est pire que s’ils tombent vraiment malades. D’un autre côté, s’ils ne se sentent pas concernés, ils ne prendront aucune précaution et le virus fera sa loi. »
Ok, ne me détestez pas, même si je viens de ressasser les mots maudits, que l’on voit passer en boucle aux informations et dans la bouche des gens depuis maintenant un mois et demi… Alors oui je sais, si vous avez vraiment besoin de vous changer les idées ou que vous avez une légère tendance à l’hypocondrie, ce roman n’est peut-être pas fait pour vous. Mais pour les amoureux des thrillers, des chapitres qui s’avalent avec frénésie et des enquêtes bien ficelées, « Pandemia » risque d’attiser votre convoitise. Ce titre a fait couler pas mal d’encre ces derniers temps, car Franck Thilliez a, en quelque sorte, anticipé, en 2015, une pandémie en France, avec toutes les conséquences sur la société que cela peut engendrer. A vrai dire j’avais peur que cela me semble trop redondant par rapport à notre actualité, mais en fait absolument pas. L’enquête est tellement passionnante et les personnes intriguants qu’on décroche vite de notre réalité pour rejoindre celle du Capitaine Sharko et de son équipe du 36 quai des Orfèvres. On suit également tout le travail des scientifiques de l’Institut Pasteur par rapport à leurs procédures et analyses des virus. En toile de fond : des meurtres qui s’accumulent dans des rituels morbides et une menace qui gronde au-delà de l’épidémie apparente. Comme d’habitude, je ne suis pas déçue par Franck Thilliez, son histoire est documentée d’informations réelles et ponctuée de références culturelles, ce qui enrichit considérablement son intérêt. C'est donc une très bonne lecture que je vous invite à découvrir. 

♦ 1 ROMAN
 
« Sale gosse » de Mathieu Palain
Je ne passe que brièvement sur ce titre car j’ai effectué une chronique complète sur ce roman, que vous pouvez retrouver dans cet article. Je ne connaissais absolument pas Mathieu Palain, cet auteur, qui signe avec "Sale Gosse" son premier roman. L'histoire qu'il raconte, c'est celle de Wilfried, un jeune qui subit, dès son plus jeune âge, le poids de son environnement familial. Placé dans une famille d'accueil, car sa mère ne peut pas s'occuper de lui, il se reconstruit petit à petit auprès de ces adultes aimants de substitution. Alors qu'un parcours professionnel dans le football se dresse devant lui, grâce à son talent et à son travail, tout bascule quand il décide de laisser s'échapper la colère qui dormait en lui. Il a 15 ans, et une suite d'évènements vient alors remettre en question ses repères et le replonger dans les failles liées à son histoire de vie. La délinquance lui tient alors les seuls bras qu'il est en mesure de saisir à ce moment là. Pourtant, Nina, une éducatrice de la Protection Judiciaire, croit en lui et ne compte pas lâcher ce jeune au potentiel certain. 
 
Voici donc mon bilan lecture du mois d'avril qui, comme vous avez pu le remarquer, était assez éclectiques. Et vous, quelles lectures ont animées votre confinement ?
 

mardi 3 septembre 2019

Pumpkin Autumn Challenge 2019 : Pile à Lire & Recommandations


Après une longue période d'absence, je repointe le bout de mon nez en même temps que pointe celui de l'automne. Et oui, septembre est déjà à la porte et annonce avec lui le début du Pumpkin Autumn Challenge ! On peut remercier Guimause Terrier qui, cette année encore, a regorgé d'imagination pour nous délivrer des menus alléchants... Pour les non initiés au challenge, je vous invite à aller voir l'article qui répondra à toutes vos questions à ce sujet. 
Cette année sera donc sous le thème "LA TÊTE DANS LES ETOILES", comprenant les quatre menus ci-dessous : 

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Comme lors de la précédente édition, j'ai pris un réel plaisir à dégoter les bons ouvrages qui me permettraient de valider les différents thèmes, mais aussi d'alléger un tant soit peu toute mon étagère de livres en attente... A cela j'ai ajouté quelques recommandations que je peux vous faire pour chaque menu par rapport à des lectures passées. Et enfin, j'en profite également pour vous remettre le lien de mon article de la session 2018 puisque vous retrouverez facilement des thématiques communes et donc encore plus d'idées lectures ! Allez, sans plus attendre, je vous laisse découvrir ma PAL 2019...



Tu n'en reviendras pas
On va rester dans le thème de Stephen King pour ce premier menu puisque je ne peux que vous conseiller le terrible "Jessie", qui me traumatise encore des années après... Vous pouvez retrouvez le résumé et mon avis sur cette publication.  

Les Freaks c'est chic 
Alors là, c'est la sous-catégorie pour laquelle mon cerveau n'a pas eu besoin de plus de trois secondes pour trouver l'association parfaite. Car s'il y a bien un livre que je vous recommande sur ce sujet, c'est
- "L'anneau de Moebius" de Franck Thilliez, pour lequel je vous ai posté un avis ici.  





 Mon cousin le kodama
Je vais vous recommander une fois encore :
"Dans la forêt" de Jean Hegland, pour lequel j'avais fait une chronique complète l'été dernier, que vous pouvez retrouver ici.

Mystic day
- "Le zoo" de Gin Phillips, qui n'a pas été un coup de coeur mais dont l'histoire initiale a attisé mon intérêt.
- "Rat & les animaux moches" de Sibylline, BD dont je vous ai parlé il y a quelques mois ici.

Prenez garde aux souliers pointus 
En recommandations, j'ai lu dernièrement deux BD qui rentrent parfaitement dans ce thème :
- "Les filles de Salem" de Thomas Gilbert, dont je vous ai parlé sur Instagram.
- "Black Magick" de Greg Rucka & Nicolas Scott, sur lequel j'ai partagé mon avis ici.




Jack-O-Lantern 
Pour le côté enfance, mais moins l'aspect feel good j'admets, le roman "La ville des enfants perdus" de Jennifer McMahon m'avais bien plu. Vous pouvez retrouvez le résumé ici

L'autre mère
Pour rester cohérent sur les oeuvres de Margaret Atwood, je ne peux que vous conseiller sa plus connue "La servante écarlate". Bien que cette lecture remonte à mes années lycée et je me rappelle avoir trouvé le démarrage un peu long et fastidieux, cela n'en reste pas moins une oeuvre incontournable, dans la lignée de "1984". 



You're just as sane as I am 
Pour celle-ci, juste pour l'allusion aux étoiles et la couverture, je vous renvoie au roman jeunesse "Aristote et Dante découvrent les secrets de l'univers" de Benjamin Alire Saenz.

Rêvons-nous de moutons électriques
Enfin, pour cette catégorie, sans aucune hésitation, le premier titre qui m'est venu en tête et un classique :
- "La nuit des temps" de René Barjavel .
Niveau BD, je peux également vous diriger vers "La Brigade des Cauchemars" de Franck Thilliez, dont vous pouvez retrouvez le détail et mon avis sur cette publication.


C'est bon, nous arrivons au bout de cette liste interminable. A vous désormais de me partager vos avis lectures et suggestions en commentaires... ;)



*  Bonne rentrée à tous  *



jeudi 3 janvier 2019

"Bella Muerte" d'Anna-Victoria Val


"Nous verrons. Même les jeunes femmes pleines de bons sentiments résistent difficilement à la promesse d’une éternité sans douleur."

Pour ma quatrième lecture du "Cold Winter Challenge", je suis sortie de mes prévisions littéraires pour m'embarquer dans une tragédie romantique funeste entre le Mexique et la Nouvelle-Orléans. Il se trouve que je suis l'auteure sur Twitter et que son roman me faisait de l’œil depuis un moment. J'ai donc profité d'avoir eu une Kindle pour Noël pour l'inaugurer avec la lecture de "Bella Muerte". 
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Pour le résumé, voici ce qu'il annonce :

"Elle a un an pour aimer. Elle a un an pour tuer.
Sofia est froidement assassinée lors de la Fête des Morts alors qu’elle est en visite dans son Mexique natal. Tandis que la vie s’échappe de son corps, elle est confrontée à la Mort qui la métamorphose en une créature inconnue : une Bella Muerte. À partir de cet instant, Sofia a un an pour rencontrer l’amour véritable et le sacrifier en offrande au dieu des morts pour rester en vie. Mais elle n’a pas l’âme d’une meurtrière et se jure de ne pas tomber dans le piège de l’amour jusqu’à sa rencontre avec Milo. Un jeune homme mystérieux, adepte des sciences occultes et prêt à tout pour la conquérir. Sofia deviendra-t-elle une tueuse ou renoncera-t-elle à sa propre vie ?"




Vous l'aurez compris, on est sur le registre du fantastique. Mais la manière dont le sujet est amené, par petites touches, rend le récit très crédible et on finit par avoir envie de croire en cette culture mystique. J'ai apprécié le fait que certains personnages venaient nuancer ces croyances. C'est le cas notamment de Sarah, la meilleure amie et colocataire de Sofia, qui est totalement étrangère à toute cette culture mexicaine de la vie après la mort. Ici, la transformation de Sofia en Bella Muerte n'est pas une simple péripétie qui vient démarrer l'histoire. Elle va au contraire rythmer le texte et l'accompagner comme un fil rouge jusqu'à la fin. Le fait d'avoir accès à tous les détails des ressentis physiques de Sofia, face à la perte progressive de son humanité, permet vraiment de rentrer dans le personnage et d'y ajouter de la profondeur. 

Mon intérêt pour "Bella Muerte" repose donc beaucoup sur l'originalité de cette histoire qui se déroule entre le pays natal de Sofia : le Mexique, et la ville de ses études : la Nouvelle-Orléans.Certaines scènes m'ont clairement fait penser au film d'animation "Coco" dont, j'imagine, l'auteure s'est pas mal inspirée. Je pense notamment aux tout premiers passages du roman, où le contexte de l'histoire prend place le Jour des Morts. On retrouve cette ambiance familiale et sociale chaleureuse autour des offrandes et toute l'importance que revêt cet hommage annuel aux disparus. Le rôle des aïeules dans la transmission des croyances et l'influence de leur caractère sur les membres de la famille m'a aussi fait faire le parallèle entre les grands-mères de Sofia et celles de Coco. Tous les éléments apportés dans le texte permettent vraiment de dégager une ambiance particulière et c'est la raison pour laquelle je n'ai eu aucun mal à rentrer dans l'histoire.


"La musique me touche jusqu’à l’âme. Il me semble que le batteur à la casquette usée se calque sur le tempo de mon cœur."

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Contrairement à pas mal de romances contemporaines où les personnages principaux concernés par la relation amoureuse prennent toute la place, ici les autres protagonistes ont aussi un rôle important. Bien qu'ils soient secondaires, ils n'en n'ont pas moins un rôle clé à certains moments de l'histoire, c'est notamment le cas pour Filipe, Amber ou encore le vieillard de la librairie. A travers ses personnages, Anna-Victoria Val n'hésite pas non plus à nous glisser des messages forts, dont j'ai beaucoup aimé l'état d'esprit. Je pense notamment à cet opinion sur l'homosexualité : "C'est dur quand les parents ne soutiennent pas les préférences de leurs enfants. Je pense que l'amour n'a pas de sexe. Il vient frapper deux êtres, deux âmes, sans se soucier du genre. Sarah dirait que c'est une affaire de chimie, je pense plutôt qu'il y a une part de magie.".

L'un des autres points forts de l'auteure est, sans aucune doute, l'utilisation de métaphores qui sont emplies de poésie. Ainsi, il y a un certain lyrisme qui se dégage du texte et qui est amplifié par le côté "magique" du folklore mexicain. Au delà des figures de style, j'ai aimé la plume de l'auteure car c'est bien écrit et agréable à lire.

"M’éloigne de l’humanité quand l’ombre des ronces grandit sur mon cœur et en vient à scarifier mon âme."

Enfin, malgré une intrigue principale dont on devine assez aisément l'aboutissement, l'auteure a su me surprendre avec des vraies révélations et rebondissements qui venaient relancer l'histoire. J'ai donc lu "Bella Muerte" assez rapidement car le récit était fluide et l'enchaînement des événements me donnait envie de poursuivre. Ce sont les deux tiers du roman qui m'ont le plus plu, certainement parce que je suis moins sensible au côté romance qui ressortait plus sur les derniers chapitres. 

En tout cas, "Bella Muerte" est une belle surprise que je ne peux que vous encourager à découvrir. C'est typiquement le genre de roman auto-édité pour lequel je me demande pourquoi il n'est pas publié par un éditeur et plus connu car, que ce soit en terme de qualité d'écriture ou de contenu, il aurait tout à fait sa place en librairire/bibliothèque. 

"Après tout, il est dans son intérêt que j’accomplisse ma mission. Peut-être que ce livre me convaincra de séduire un innocent pour ensuite le tuer. Un frisson désagréable grimpe sur ma colonne, comme une créature des enfers plantant ses griffes dans mes os."
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dimanche 16 décembre 2018

"Ceci n'est pas qu'une comédie romantique" de Julie Grêde




C'est la première fois que je ne sais pas comment entamer un article, tant le contenu me paraît à charge et négatif. A vrai dire je n'ai même pas réussi à extraire une citation, comme je le fais d'habitude dans mes articles littéraires. Ça me fait toujours un peu mal au coeur de parler d'une déception car j'ai conscience de tout le travail que représente l'écriture d'un livre et je ne tiens pas à le dénigrer.

Voilà une amorce qui ne vous laisse pas vraiment de suspens sur mon avis envers ce roman... Pourtant il me faisait envie depuis plusieurs mois, je le conservais au chaud dans ma wishlist et ait fini par l'acheter exprès, en vue du Cold Winter Challenge. Je l'ai vu passer sur beaucoup de blogs et les avis avaient tous l'air très élogieux et positifs. Avec le recul je me dis que je n'ai pas saisi les premiers signaux d'alerte qui apparaissaient dès le résumé : 

"Lorsque Bébé se réveille en sursaut dans un avion qui atterrit au coeur des montagnes enneigées, elle se demande ce qu'elle est venue faire dans cette galère. L'explication est en fait très simple : elle s'est fait retourner le cerveau par sa meilleure amie. La voilà coincée pour deux semaines dans un chalet somptueux parmi des amis trop fêtards, le genre à faire couler le champagne à flots. Tout ce qu'elle déteste. Tout ce dont son coeur cabossé n'a pas besoin. C'est du moins le programme de départ. Une fois arrivée. Bébé apprend qu'une tempête cloue tous les avions au sol. Qu'elle sera seule dans ce chalet ultra design. Sauf que... Sauf que derrière la porte, l'ambiance est plus tamisée que prévu, et bien moins solitaire. Un blond aux yeux verts "bientropbeaupourêtrevrai" lui a préparé des Saint-Jacques et l'attend. Il est décidé à lui faire avouer tous ses secrets. Peut-être qu'elle va adorer ça."

Pas de doute, on est vraiment dans de la romance dans tout ce qu'elle a de plus classique. Sauf que, j'ai fait l'erreur de me fier entièrement au titre. Amusée par l'annonce de "Ceci n'est pas qu'une comédie romantique", j'étais persuadée que l'autrice allait justement prendre le contre-pied du genre et me prouver qu'un contenu plus poussé m'attendait. Je suis donc partie tout de suite d'un faux postulat, ce qui a forcément influencé ma lecture, et ce, dès les premières pages. J'en profite d'ailleurs pour préciser que je ne suis pas du tout une habituée des romances, ce n'est pas mon genre littéraire de prédilection, ce qui pèse également beaucoup dans ma critique.


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Alors, par quoi commencer... Les personnages peut-être. En effet, qu'il s'agisse des personnages principaux ou secondaires, je n'ai pas du tout accroché à leur personnalité. Ce que je reproche principalement à l'héroïne - qui, déjà, arrêtons nous 5 secondes sur son prénom, s'appelle Bébé - c'est son comportement qui ne reflète pas du tout son âge. Elle est censée avoir 27 ans, mais a l'attitude d'une adolescente. Elle est donc infantilisée par tout le monde et est même la première à entretenir cet aspect crédule, candide et naïf. Bien qu'elle soit capable de faire preuve d'un minimum de lucidité et d'auto-dérision sur ce trait de sa personnalité, cela ne l'incite visiblement pas à évoluer. D'ailleurs, si je le relève, c'est que c'est poussé à l'extrême, au point de, rapidement, ne plus être crédible. Bébé est capable de s'effondrer PHYSIQUEMENT, juste parce qu'elle ressent l'envie qu'on l'embrasse... Elle passe son temps à rougir, à tomber littéralement au sol à la moindre émotion, sans compter le nombre incalculable de fois où elle pleure en 259 pages. Cette fille passe le plus clair de son temps à se dévaloriser, face à celui qu'elle appelle sans arrêt "mon Monsieur Parfait" avec son "sourire Colgate". Je vous donne un exemple concret avec ces citations : "c'est Superman et moi j'ai l'air d'une marmotte incapable de faire quoi que ce soit de ses dix doigts..." ou "Encore une fois, il vole à mon secours". Alors je peux comprendre que le schéma de la fille fragile face à un mec mystérieux et viril fonctionne, mais là c'est juste trop. En fait le point qui m'a le plus gêné c'est clairement la crédibilité de l'histoire. Pourtant j'ai beaucoup d'imagination et je ne suis pas du tout à la recherche d'un récit à tout prix réaliste. Le fait de jouer avec les clichés peut être intéressant, mais seulement s'ils sont plus tard remis en question et que l'auteur s'en sert pour nous surprendre par la suite. Là, ce n'est pas du tout le cas. Jusqu'au dernier chapitre j'ai espéré me tromper, me disant que Bébé allait me faire un doigt d'honneur, s'autonomiser et se prendre en main. Mais non, l'histoire s'est déroulé sans surprise, de manière plate et linéaire de A à Z. Et franchement, quand je me retrouve face à des protagonistes qui ne sont même pas capables de lâcher un gros mot, et qui remplacent donc, à tout bout de champs, le mot "merdepar  "m....miel d’acacia", je n'arrive clairement pas à rentrer dans un processus d'identification aux personnages.

En fait, ce qui me frustre c'est que Julie Grêde nous donne des billes pour faire gagner en profondeur ses personnages. Par moment, elle apporte de la matière pour révéler leurs côtés un peu plus sombres et là je trouvais cela intéressant et prometteur pour la suite. Sauf que ces quelques informations sont survolées, comme jetées le temps d'une page, sans réellement impacter le cours des choses par la suite. Le peu d'éléments un peu sombres sur le passé des héros sont peu exploités mais ils reviennent pourtant de manière redondante. Au final, j'ai eu l'impression que de nombreux passages auraient mérité d'être approfondis sur ce registre ou alors coupés. Mais cet entre-deux m'a vraiment laissé un goût de frustration et l'idée que finalement, si, CE N'EST QU'UNE comédie romantique.  

J'ai également été très gênée par certains éléments, envers lesquels je ne me sentais pas du tout en adéquation avec l'auteure. Clairement, mon minimum de principes féministes grince des dents quand je vois que dès que Bébé arrive dans le chalet, elle est cantonnée à la "chambre rose". Mais le pire ça reste cette phrase sur laquelle j'ai longuement bloqué : "Mais pour autant, il est bizarrement on ne peut plus viril, je n'aurais jamais deviné son homosexualité.". Il s'agit d'un passage où un nouveau personnage, Raphaël, est introduit. Déjà la tournure de la phrase est limite, niveau cliché homosexualité/virilité, mais ce qui m'a réellement gêné c'est qu'a aucun moment ce positionnement est remis en question. C'est à dire que cette phrase n'est pas balancée par un personnage pour ensuite être remis à sa place par un autre, ni par l'apparition d'un argument opposé qui va venir rectifier le tir par la suite. Pourtant j'estime être quelqu'un d'ouvert d'esprit et tolérant, mais là j'ai du mal à trouver une excuse sur le fait qu'on puisse encore publier ce genre d'idées en 2016...
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De plus, de manière générale je n'ai pas du tout accroché au style d'écriture. Alors que le vocabulaire est simple et accessible, j'étais parfois obligée de relire une deuxième fois certains passages, car la forme et la syntaxe me déstabilisait. Voici un exemple concret avec cet extrait : "Juste à ce moment, on frappe à la porte. Dieu existe. Va ouvrir!, crie Papillon. Mais je ne me lève pas, Papillon et Conscience m'observent, surpris. Quelqu'un qui s'est tu depuis quelque temps est toujours là avec eux, tapie dans l'ombre: Honte. Honte. Et même si Colère s'est fait la malle, Orgueil a pris sa place. Je vous saoule avec mes personnifications à la con ?". Les citations, au début de chaque chapitre , ne m'ont pas non plus touché, car je les ai trouvé plutôt insipides et elles ne venaient pas spécialement appuyer un thème ou une ambiance liés au chapitre. J'ai eu l'impression qu'on m'a juste déposé là des extraits de "Twilight", de "Titanic", de "Love Actually" ou encore de "Dirty Dancing" simplement pour en remettre une couche sur le too much romantique. 

Avant de me jeter des pierres, je tiens quand même à vous rassurer, il y a quelques éléments que j'ai tout de même apprécié. De manière générale, j'ai trouvé l'ambiance du chalet à la montagne très agréable et réconfortante. Le fait de se retrouver bloquée avec un inconnu dans ce contexte était une idée intéressante, tout comme les événements dramatiques qui font l'objet de révélations sur le passé des personnages. Je peux aussi soulever les touches d'humour de l'auteure, qui renforcent le côté feel good de cette lecture. Et de manière générale, même si je n'ai pas apprécié la forme, je ne peux pas nier que "Ceci n'est pas qu'une comédie romantique" se lit vite et bien.  


En conclusion, je pense simplement que je n'étais pas du tout la bonne cible pour ce livre, et qu'amorcer une lecture de romance avec celle-ci était clairement risqué. En effet, depuis j'ai lu "Les vrais amis ne s'embrassent pas sous la neige" de Juliette Bonte, et le côté romance m'a beaucoup moins gêné. Mais je vous réserve mon avis plus détaillé pour un prochain article... ;)
En tout cas j'ai conscience que cette chronique est très négative, donc pour contrebalancer en cette période de fêtes et d'amour, je vous invite à aller lire d'autres avis plus positifs sur ce roman, afin de vous forger votre propre opinion : Margaud Liseuse, Steven's Books ou encore Bettierose en ont parlé.


Et en supplément, je vous mets une photo d'alpagas de Noël.

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vendredi 14 décembre 2018

Cold Winter Challenge 2018 : Pile à Lire



A peine le Pumpkin Autumn Challenge que c'est déjà l'heure du Cold Winter Challenge, un rendez-vous annuel proposé par Margaud Liseuse. Je vous invite d'ailleurs à aller lire son article sur le sujet si vous souhaitez avoir plus d'informations. J'ai mis un peu de temps à constituer ma pile à lire car j'avoue que les thèmes étaient un peu plus restreints que le précédent challenge, et que ce ne sont pas forcément des lectures vers lesquelles je tends habituellement. Mais après avoir déniché quelques trouvailles dans des boîtes à livres et en me baladant sur Instagram, j'ai fini par me faire une petite pile à lire qui me fait bien envie. A vrai dire, je vous fait cet article au 12 décembre mais j'ai déjà bien entamé le Cold Winter Challenge puisque j'ai lu trois livres sur les onze envisagés (saurez vous retrouver lesquels ?). Sans plus attendre, voici donc les différents menus avec mes lectures prévues. Je n'oublie pas non plus les catégories bonus, mais je vous les réserve pour le bilan au 31 janvier...



   LA MAGIE DE NOËL   
Noël/Nouvel An/Avent

"Ceci n'est pas qu'une comédie romantique"
de Julie Grêde
"Les vrais amis ne s'embrassent pas sous la neige"
de Juliette Bonte



   FLOCONS MAGIQUES   
contes/légendes/fantasy/fantastique


"Rogue" de Karen Lynch


"Les Carnets de Cerise" (tome 3) de Joris Chamblain et Aurélie Neyret
"Susine et le dormeiveil" de Bruno Enna


   MARCHER DANS LA NEIGE   
nature writing/littérature de voyage/grands espaces

"Écorces vives" d'Alexandre Lenot

"Dans les forêts de Sibérie" de Sylvain Tesson

"Le dernier trappeur" de Nicolas Vanier



   STALACTITES ENSANGLANTÉES   
polar/thriller/policier/roman à énigmes

"Le Noël d'Hercule Poirot" d'Agatha Christie

"La mort des neiges" de Brigitte Aubert 
"Le voleur de Noël" de Mary Higgins Clark

Bon, on ne va pas se mentir, le menu qui me fait le plus de l’œil est clairement "Stalactites ensanglantées" ! Les romances ce n'est vraiment pas mon truc, mais bon, on est dans une période festive pleine de chocolat et d'amour alors je vais faire un effort et je serais peut-être agréablement surprise, qui sait ? ;) En tout cas, j'espère que cette petite liste vous donnera quelques idées de lecture. N'hésitez pas à me donner votre avis en commentaires si vous en avez déjà lu certains. 

Et surtout, dites moi, quelles sont vos lectures prévues pour le Cold Winter Challenge ?