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vendredi 16 novembre 2018

SÉRIE / The Haunting of Hill House



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Aujourd'hui, je viens vous parler de "The Haunting of Hill House", qui m'a accompagné pendant toute la période d'Halloween. Il s'agit d'une série québécoise sortie il y a un peu plus d'un mois sur Netflix. L'histoire s'inspire initialement d'un roman de Shirley Jackson, datant de 1959, et ayant déjà fait l'objet de plusieurs adaptations cinématographiques et théâtrales. Vous allez rapidement vous rendre compte que le synopsis reprend clairement les codes de l'horreur. "The Haunting of Hill House" retrace l'emménagement d'une famille dans une maison qu'ils ont prévu de rénover en un été. Les parents souhaitent ainsi tirer une bonne somme de cette rénovation, pour ensuite pouvoir investir dans la maison de leur rêve, un projet qu'ils ont mûrement construit avec les années. Sauf qu'évidemment, cette belle idée ne va pas du tout se passer comme prévu. Des phénomènes étranges vont petit à petit faire leur apparition (moisissures sur les murs, grattements d'ongles dans la cave ou encore aboiements de chiens inexistants la nuit...). Bref, ça pose une ambiance qui a déjà été largement explorée dans le cinéma d'épouvante/horreur ces dernières années. Pour ma part, je ne suis pas spécialement friande de ce genre.


Sauf que, là où la série devient intéressante, c'est qu'elle se base en fait, en grande partie, sur la période où les enfants sont devenus adultes et où chacun mène sa vie de son côté. Elle se focalise alors sur l'impact psychologique que ces quelques mois dans la maison de Hill House ont laissé sur eux. Car, au delà du lien fraternel qui les unit, ils partagent également une faculté de voir des manifestations paranormales. Et ça, il n'y a pas à dire, ça met de l'animation dans les repas de famille. Une petite apparition démoniaque entre le fromage et le dessert, ça fait toujours plaisir ! Cependant, vous allez le voir, en fonction de la personnalité de chacun, ces événements ne sont pas du tout vécus de la même manière. Face à Shirley, la control freak de la fratrie et Luke, le cadet en grande fragilité psychologique, vous imaginez bien qu'un fantôme sanguinolent ne va pas faire le même effet. 

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Ce qui est intéressant dans ces différents personnages c'est justement leur différente manière de gérer le paranormal, de manière plus ou moins rationnelle. Dans cette lutte pour la survie, chacun essaie de se battre avec ses armes et certains n'hésitent pas à s'engouffrer dans le déni pour cela. Parmi les 10 épisodes de la saison, certains sont focalisés essentiellement sur un personnage en particulier. Ce choix permet vraiment de comprendre comment les événements traumatiques de leur enfance ont impacté leur fonctionnement actuel en tant qu'adulte, puisqu'il y a de fréquents flashbacks de cette période. Il y a donc une temporalité à deux vitesses, ce qui peut être un peu perturbant par moment, mais qui permet de rentrer vraiment dans l'état d'esprit des protagonistes qui, eux mêmes, sont perdus. En effet, entre les morts qui reviennent sous forme d'apparition, les souvenirs qui se superposent au présent et les perceptions différentes de chacun, on ne sait plus très bien où se situe la réalité.

Ce que je tiens à souligner c'est que les scènes d'horreur n'occupent pas la majeure partie des épisodes et heureusement, car il me semble que sinon ce format ne serait pas tenable. Concrètement, en dehors de quelques moments où il est difficile de ne pas sursauter (pour ceux qui ont vu la série, ne niez pas pour la scène de la voiture...), c'est surtout l'ambiance qui est pesante. 

Après, on ne va pas se mentir, il y a quelques scènes horrifiques un petit peu oppressantes...
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Finalement, là où Netflix a brillamment réussi avec cette série, c'est qu'elle réussit à toucher et à fidéliser un public qui n'est pas forcément adepte de l'épouvante. Honnêtement, quand j'ai vu l'affiche, je ne m'attendais pas du tout à un traitement aussi original et à adhérer autant, au point de vouloir enchaîner les épisodes au même titre que "Stranger Things". Il y a vraiment un suspense qui nous tient en haleine tout au long de la saison. "The Haunting of Hill House" finit donc par nous embarquer avec une famille à laquelle on s'attache et dont on espère une issue heureuse, au vue de tous les drames qu'elle a déjà eu à affronter. Pour ma part j'ai beaucoup aimé le personnage de Luke enfant, et de Theodora à l'âge adulte.

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Et vous, qu'avez vous pensé de cette série ? Si vous ne l'avez pas vu, est ce qu'elle vous tente ? 

mercredi 31 octobre 2018

SÉRIE / Queer Eye


Karamo, Jonathan, Bobby, Tan et Antoni : cinq personnes qui vont changer votre vie. Non, j'exagère à peine quand je parle de ceux qui se surnomment, à juste titre, les "Fab Five" ! Car aujourd'hui, je viens vous faire découvrir une série pas comme les autres, qui s'apparente même plutôt à une émission de télé-réalité. Il s'agit d'une équipe qui va partir à la rencontre d'un homme, dans le but de faire une "intervention" pour l'aider dans les divers champs de sa vie (familial, professionnel, physique etc.). Attendez, ne fuyez pas tout de suite ! Si je vous parle de "Queer Eye", c'est que malgré le pitch présenté, on est loin des émissions que l'on connait tous. Ici, pas de jugements hâtifs, pas de critiques gratuites, ni de pseudo conseils mode à suivre comme une religion...


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A vrai dire, si je ne devais retenir qu'un seul mot pour décrire cette série, ce serait  : BIENVEILLANCE. Grâce à la personnalité de chacun et au lien de confiance tissé, les hommes qu'ils viennent aider en arrivent à se livrer sur les raisons pour lesquelles ils se retrouvent dans leur situation actuelle. Car s'il y a bien deux choses dans lesquelles les Fab 5 excellent, c'est bien l'écoute et l’empathie. Ils prennent vraiment le temps de comprendre comment fonctionnent les personnes, afin de leur proposer des solutions adaptées, et non de leur plaquer quelque chose qui ne leur ressemble pas. Bien qu'il y ait des conseils pour se mettre en valeur physiquement, notamment grâce à Tan, l'expert en mode, c'est loin d'être le seul domaine dans lequel ils interviennent. Antoni aide en cuisine, Karamo s'occupe de l'aspect culture, Bobby gère la décoration et Jonathan la partie soin/beauté.

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"Queer Eye" c'est aussi une grande leçon de tolérance. Ne vous méprenez pas, il ne s'agit pas d'une émission exclusivement autour de l'homosexualité, car en réalité la plupart des "candidats" sont hétérosexuels. Mais justement, il s'agit de combattre les préjugés et d'arrêter de vouloir coller des étiquettes à tout prix. Les Fab 5 viennent bousculer les représentations autour de la masculinité. Oui, on peut être un camionneur viril de 40 ans et se faire un petit masque hydratant une fois par semaine ! C'est d'ailleurs aussi l'occasion de partir à la rencontre du cliché de "l'américain de base", car les épisodes se déroulent exclusivement en Georgie, dans des villes qui sont souvent loin du bling bling et des paillettes. "Queer Eye" nous livre donc un portrait brut du rapport aux genres aux Etats-Unis.

Au delà du genre, l'émission en vient aussi à traiter d'autres sujets forts, comme le racisme. D'ailleurs, s'il y a bien un seul épisode que je devrais vous convaincre de regarder, ce serait l'épisode 3 de la saison 1. Sans trop vous en dire, les Fab 5 partent intervenir auprès de Cory, un policier georgien blanc. Or, il se trouve que Karamo va engager des discussions avec lui, notamment à propos des injustices et tueries policières envers les personnes noires. Je ne vous en dis pas plus, seulement que ces 50 minutes viennent résumer tout ce que j'aime à propos de cette série. Ne m'en voulez pas si vous en ressortez avec les yeux humides... 

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Enfin, dernier point, qui n'en n'est pas le moins important, "Queer Eye" est avant tout très drôle. A moins d'être une porte de prison, cela risque d'être difficile pour vous de ne pas avoir le sourire aux lèvres pendant une grande partie des épisodes. Les Fab 5 ne se prennent pas la tête et n'ont que faire du regard des autres, ils adoptent donc une attitude décomplexée et n'hésitent pas en faire des caisses pour amuser la galerie ! A ce sujet, je tiens à attribuer une mention spéciale à Jonathan, qui excelle en la matière (même si mon coeur bat avant tout pour Karamo et Antoni... ♥) :

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Bref, vous l'aurez compris, je viens tout juste de terminer la saison 1 et c'est déjà un gros coup de coeur. Même si j'ai déjà entendu parler de cette série sur internet, notamment grâce au chouette article de Madmoizelle qui me l'a fait découvrir, "Queer Eye" ne me semble pas très répandu autour de moi. Et comme Fab le mentionne si bien dans son article, si vous êtes un homme hétéro, regarder ce show c'est aussi l'occasion de sortir de votre zone de confort. Du coup, je me sens dans le devoir de vous partager cette série feel good, qui me semble d'une utilité publique pour s'ouvrir l'esprit et combattre les clichés ! Donc, dites moi si vous connaissez déjà les Fab 5 et quel est votre avis dessus. Et n'hésitez pas à me faire part de vos impressions sur la saison 2, même si je sais d'avance que je vais la regarder dans tous les cas ;)

Joyeux Halloween à tous !
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lundi 24 septembre 2018

SÉRIE / The Bold Type



L'automne étant officiellement arrivée, il est de nouveau socialement accepté de passer ses soirées recroquevillé sous un plaid, avec une tasse de chocolat chaud/thé/café/whisky Pure Feu. C'est aussi la période où de nombreuses séries reprennent ("Insecure", "Atypical", "The Good Doctor", "Riverdale" etc.). Pour ma part, j'ai eu envie d'en commencer une nouvelle cet été et il se trouve que "The Bold Type" figurait depuis déjà un bon moment dans le top 10 des séries regardées sur mon site de streaming. Honnêtement, j'avais simplement envie d'un divertissement sans prise de tête et pour ça, le synopsis me paraissait adéquat.

En effet, l'histoire prend pied auprès de trois amies : Kat, Jane et Sutton , qui ont environ 25 ans et travaillent au sein de la rédaction du magazine féminin "Scarlet". Évidemment cette simple description m'a renvoyé automatiquement à des références basées sur le même sujet : "Ugly Betty", "Le diable s'habille en Prada"... Je pensais donc tomber sur du déjà vu, sympathique et divertissant certes, mais que je zapperai dès le dernier épisode achevé ! C'est d'ailleurs la raison pour laquelle j'ai mis tant de temps à m'y mettre. En plus, selon moi l'affiche ne sert pas vraiment positivement la série et c'est bien dommage. Ils ont fait le choix d'un visuel hyper girly, qui reprend tous les codes du genre. Pourtant la série pourrait gagner en visibilité si les visuels officiels ciblaient un public plus large. Car, vous allez vite le comprendre, "The Bold Type" mériterait d'être vu, peu importe notre sexe.  

J'ai donc lancé le premier épisode sans avoir d'attente particulière. Du coup, quelle ne fût pas ma surprise quand, au lieu de clichés superficiels à base de talons aiguilles et de patronne infâme, j'ai été plongé dans des réflexions féministes et d'empowerment.
source : Konbini
Certes, nous avons un contenant très codifié : les coulisses d'un grand magazine de mode. Mais il dessert un contenu extrêmement varié avec un fil rouge : comment les femmes de notre génération peuvent prendre leur place dans la société et dans le monde du travail actuel ? C'est ce qu'explorent Jane, Sutton et Kat à travers leurs vies professionnelles et personnelles qu'elles se partagent au quotidien. Malgré des histoires linéaires, qui se déroulent tout au long de la saison, chaque épisode aborde un sujet particulier de manière plus approfondi. Et c'est là où ça devient intéressant, car c'est le genre de série qui nous apporte de la matière à réflexion et qui nous donne un grand souffle d'air frais pour nous réveiller et titiller là où ça fait mal. 
source : Melty

Alors oui, parler de sexualité de manière décomplexée n'a rien de très novateur (merci "Sex and the City" qui a heureusement démocratisé le mouvement dans les années 90). Oui, on n'échappe pas à un casting de meufs fraîches et de beaux gosses en costards qui se retrouvent en afterwork... Mais en attendant, quelle série peut se vanter de parler de manière engagée du cancer du sein, du viol, d'homosexualité, du port du voile ou encore de l'immigration ? "The Bold Type" le peut, le fait bien, et le fait avec un œil bienveillant. Et rien que pour ça, je vous conseille de le découvrir.

Je précise aussi que je n'ai vu que la saison 1 pour le moment. Je viendrais donc peut-être vous faire un update sur les saisons suivantes, si j'estime que des modifications doivent être apportées ou que mon avis évolue. En attendant, si vous souhaitez vous faire une idée un peu plus imagée de ce dont je viens de vous parler, je vous invite à regarder le trailer de cette première saison.

Dites moi en commentaire si vous connaissiez déjà "The Bold Type", n'hésitez pas à donner votre avis dessus et à partagez les séries que vous regardez en ce moment. 
Bon lundi à tous !

source : Leserigraphe

lundi 3 juillet 2017

SÉRIE / Big Little Lies

source : Slate


source : Melty
Bon, c'est l'été, il est temps de rattraper les séries en retard et de faire de nouvelles découvertes ! Si vous voulez vous y remettre tranquillement et que vous avez envie de nouveauté, je vous invite à continuer cet article... 

"Big Little Lies" prend racine en Californie. Jane Chapman vient s'installer avec son fils Ziggy dans la jolie ville de "Monterey". Elle va rapidement se lier d'amitié avec Madeline et Celeste, deux femmes issues d'un milieu huppé. Que ce soit par rapport à leur maison, leur physique, leurs enfants ou leur couple, les membres de cette communauté se donnent du mal pour véhiculer l'image de la perfection à tout prix. 

Honnêtement, en voyant le titre et l'affiche de la série, je me suis dit "Bon, encore un dérivé de "Desperate Housewives", "Mistresses" ou "Devious Maids"...". Je n'étais donc pas emballée plus que ça à l'idée de taper dans déjà vu. Mais, le casting et les avis positifs m'ont convaincu d'essayer quand même de regarder. Et je n'ai pas regretté ! Par contre, un conseil : ne vous fiez pas juste au premier épisode. Bien qu'il y ait déjà l'intrigue du meurtre, dont on ne connaîtra la victime et l'agresseur que lors du dernier épisode, on peut avoir l'impression que le scénario est assez plat. Pourtant, au fur et à mesure, le réalisateur va nous dévoiler l'intimité des différents personnages. La façade belle et lisse va progressivement se craqueler et révéler les drames qui se jouent dans les foyers de chacune.J'ai particulièrement apprécié qu'une série aborde le thème de la violence conjugale et surtout qu'il le traite de cette façon. Dans "Big Little Lies", on sort du cliché habituel du mari qui bat sa femme lorsqu'il est alcoolisé... Le désir, la violence et les faux semblants sont autant de thèmes qui se croisent tout le long des épisodes.
source : Allociné


La série est courte puisqu'il ne s'agit que de 7 épisodes d'une cinquantaine de minutes chacun. Mais j'ai trouvé ce format plutôt pertinent finalement, car le dernier épisode ne nous laisse pas sur notre faim, contrairement à la série "The OA" par exemple. Les 7 épisodes se suffisent à eux-même pour qu'on ait le temps de s'accrocher aux personnages et adhérer à l'histoire sans avoir besoin de plus. Le casting est assez impressionnant, mais si je ne devais retenir qu'un seul personnage, c'est celui de Celeste, interprété par Nicole Kidman. La personnalité et l'histoire de cette femme m'ont particulièrement bouleversé.
Ah et enfin, je rajouterais une mention spéciale pour la B.O avec notamment le titre "Cold Little Heart" de Michael Kiwanuka.